COMPTE RENDU DU QUATRIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

COMPTE RENDU DU QUATRIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

Le quatrième conseil des ministres (sous-secrétariat à la formation politique) des jeunes Leaders du MPS s’est tenu à Ouagadougou, au siège National du Parti, aujourd’hui, dimanche 15 Septembre 2019, de 16H15 à 19H00, avec la participation de vingt-trois (23) jeunes, hommes et femmes, convaincus et engagés, unis et prêts pour accompagner le MPS et SURTOUT avec la Présence du Président du Parti, le Pr. Augustin LOADA qui a bien voulu passé nous adresser ses félicitations et ses encouragements.

Le conseil a porté sur une (01) seule problématique de la nation et a concerné un (01) ministère : le Sous-Secrétariat Procureur Général avec M. Marc KAYAO autour de la thématique : Justice et réconciliation nationale: vers quelles alternatives ?

Pour le Sous-secrétaire KAYAO, comme le consacre le manifeste de notre Parti à sa page 63, l’une des PREMIERES RESPONSES PREALABLES du MPS, il cite, « Face au délitement de la Nation burkinabè, la réconciliation du Peuple est devenue une impérieuse nécessité. »

Selon lui, le Sous-secrétaire KAYAO, la commission de la réconciliation et des réformes mis en place sous la Transition a enregistré en 2015, 5.065 dossiers de divers crimes dont 145 crimes de sang et 106 autres atteintes à l’intégrité ; 983 crimes économiques et autres atteintes aux biens. Au total, de 1960 à septembre 2015, mille deux cent cinquante-huit (1258) cas de crimes économiques et autres atteintes aux biens ont été enregistrés. Et bien que le Burkina Faso ait connu des tentatives de réconciliation comme celles de 2001, les récents évènements politiques, sociaux, économiques et sécuritaires nous invitent à envisager une voie de réconciliation pour un Burkina Meilleur !

Pour le Sous-secrétaire, nous devrions tirer les leçons de l’échec de cette tentative de réconciliation manifestée par une journée nationale de Pardon, en 2001, pour parler autrement de la réconciliation, une réconciliation qui suit le schéma : vérité-Justice-Dialogue. La réconciliation que nous avons besoin va au-delà de celle que nous avions connu en mars 2001. On se rappelle toujours qu’au soir de cette journée, devant une foule venue de toutes les provinces du Burkina Faso, le chef de l’Etat, Blaise Compaoré demandait pardon au peuple burkinabè en ces termes : « Peuple du Burkina Faso, en cet instant solennel, en notre qualité de Président du Faso assurant la continuité de l’Etat, nous demandons pardon et exprimons nos profonds regrets pour les tortures, les crimes, les injustices, les brimades et tous autres torts commis sur des Burkinabè par d’autres Burkinabè, agissant au nom et sous le couvert de l’Etat, de 1960 à nos jours ».

Pour nous militants du MPS, nous croyons au principe de notre parti selon lequel « prôner la réconciliation et le pardon ne signifie pas qu’il faut passer la justice et la vérité par pertes et profits ». Pour nous, « une bonne administration de la justice fondée sur les principes du procès équitable est un adjuvant nécessaire au pardon et à la réconciliation ». Nous ne sommes donc pas pour une réconciliation qui se fasse « sur le dos de la justice » pour reprendre les Propos de notre Président, le Pr. LOADA dans son discours au lancement du Parti, le 27 juillet 2019, à sa page 4. Indique-t-il !

Le Sous-secrétaire Marc KAYAO estime que des crises multiformes dans le domaine de la justice, de la gouvernance politique, économique et socio-culturelle ont jalonné l’histoire du Burkina Faso. Et le forum national de la justice de 1998 et les états généraux de la justice tenus en 2015 ont identifié des causes au plan identitaire, statutaire, éthique, organisationnel et fonctionnel touchant cette même justice. C’est ainsi d’ailleurs que nous disons, affirme-t-il, que la réconciliation passe aussi par des textes, parce que nos justices sont de justices de textes (la justice étant un passage incontournable) mais quel(s) texte(s) ?

Voilà pourquoi, nous ne devrions pas perdre de vue sur nos propres valeurs. Nous devrions « conforter le processus de construction et de formation de notre Patrie en État-Nation moderne avec des valeurs qui sont susceptibles de faire sens pour les Africains comme le consacre le manifeste du MPS à sa page 17. Nous devrions de ce fait, donner une certaine valeur à nos autorités coutumières, morales et religieuses, tout en gardant la séparation entre l’autorité politique coutumière comme le consacre notre manifeste aux pages 29-31, en prenant en compte l’organisation socio-culturelle des différents groupes sociaux.

La question de la réconciliation pose également la question de nos Etats, de leurs réformes et de leurs organisations et c’est pourquoi il faut une opérationnalisation des mécanismes de décentralisation et de déconcentration pour qu’à terme, il y ait une couverture nationale des institutions aussi bien publiques et politiques, ainsi que des infrastructures nécessaires soient mises à la disposition des populations. Sinon, si je suis sur un territoire Burkinabé et que je consomme au Ghana ou au Mali, est-ce que je véritablement me réclamé Burkinabé ? Comment on peut réconcilier le peuple tout ENTIER lorsqu’une bonne partie de ce même peuple se sente délaissée ? S’interroge-t-il !

Pour une véritable réconciliation nationale, il faut que les quartiers, les villages, les communes, les provinces et les régions engagent des processus de réconciliations et que se réconcilient réellement. C’est justement là que « (…) la mise en place d’espaces de dialogue populaires dans les quartiers, arrondissements et villages est impérative, peu importe les dénominations de ces espaces de dialogue. Ce qui importe, c’est que les Burkinabè se parlent, car ils ont besoin de se parler, de ne plus se traiter en ennemis ou de se regarder en chiens de faïence ». Une logique de réconciliation décrite par notre manifeste à la page 65, que nous prônions. Toutefois, un discours véridique sur les faits dommageables commis dans notre pays depuis ces dernières années, la justesse des actes de réparation des préjudices subis et la sincérité des acteurs conditionnent la réussite d’un dialogue populaire authentique visant la réconciliation du Peuple burkinabè.

Nous militants sommes unanimes que les principes et valeurs que le MPS défende, à travers ses Hommes et ses textes, vont le permettre à terme de devenir non seulement la formation politique la plus professionnelle et la plus efficace mais aussi et surtout, d’être la voie d’une véritable réconciliation. C’est pour cela que nous militant, devrions nous battre pour la victoire du MPS aux prochaines échéances, de 2020, et celles à venir.

Nous devrions nous réconcilier et nous allons nous réconcilier très certainement et très bientôt, et pas l’importe comment aussi, car, comme le dit le Président d’Honneur du MPS, SEM Yacouba Isaac ZIDA, dans son livre ‘’je sais qui je suis’’ à la page 226, « c’est ensemble que la nation se construira par le mérite de tous ou alors se détruira par la faute tous. Ma conviction reste que le Burkina Faso se construira car son peuple, grâce à Dieu, est un peuple vaillant qui a toujours su aller au-delà de ses contradictions et payer le sacrifice nécessaire à sa survie et à son progrès ».

Le prochain conseil est prévu le dimanche 06 Octobre 2019 à partir de 16H00 au siège National du MPS. Toutefois, le Conseil a adopté deux (02) résolutions : (1) il a été décidé que les POINTS FOCAUX des différents arrondissements et communes de Ouagadougou participent désormais car, le militant professionnel et efficace que nous voulons être n’est possible sans Formation ni Culture Politique. Egalement, (2) le prochain Conseil se tiendra dans plusieurs autres PROVINCES du Burkina, à la même heure et avec la même thématique ; les provinces concernées seront ultérieurement précisées.

« Jeunesse MPS, Combattants passionnés, Acteurs du Changement !

  Premier Sous-secrétaire

   T. Roger SAWADOGO

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