Mois : mars 2021

MESSAGE DU PRESIDENT DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LE SALUT (MPS) A L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

MESSAGE DU PRESIDENT DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LE SALUT (MPS) A L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES

Camarades militantes

Le Burkina Faso, à l’instar d’autres États du monde, célèbre ce lundi 8 mars 2021, la journée internationale des femmes. C’est l’occasion de rappeler la signification profonde de cette journée, dont l’enjeu majeur est moins la fête que la réflexion suivie d’actions pour évaluer et corriger les inégalités de droits dont souffrent les femmes. Cette journée internationale qui s’enracine à l’origine dans le mouvement féministe occidental doit être l’occasion pour vous, femmes du Burkina Faso, de vous interroger sur la signification du féminisme en contexte burkinabè, pour échapper au piège de l’occidentalisation dans votre quête légitime d’élargissement de vos droits et libertés.

Pour résorber les déficits de droits et de libertés que vous vivez quotidiennement, nous devrions, tous ensemble, encourager les actions en faveur de l’inclusion sociale des femmes, soutenir toutes les initiatives qui permettent aux femmes des villes et de campagne en situation de pauvreté et d’exclusion sociale, de participer davantage à la vie économique, sociale et culturelle et de bénéficier d’un niveau de vie décent. Les femmes doivent être davantage impliquées dans les prises de décision qui affectent leur vie et bénéficier d’un meilleur accès à leurs droits fondamentaux.

En droite ligne des recommandations des Nations Unies, les militantes du MPS sont invitées, cette année 2021, à prendre au sérieux la menace du coronavirus et continuer à observer et faire observer par tous, partout, les gestes de prévention préconisés par les autorités sanitaires.

Comme vous le savez, au plan national, le thème de l’inclusion financière des femmes par le numérique a été retenu pour cette année 2021. En vue de faciliter l’accès des femmes des villes et des campagnes, sans discrimination, les pouvoirs publics devront soutenir les acteurs non-étatiques fournisseurs de services financiers numériques, mais aussi veiller à renforcer la qualité de nos infrastructures numériques pour accroître plus largement les opportunités de développement économique et social de notre pays.

Camarades militantes

Cette commémoration intervient dans un contexte politique marqué par l’avènement d’un nouveau chef de file de l’opposition et le positionnement du MPS dans la majorité présidentielle. C’est maintenant, plus que jamais, que nous devons mettre en pratique et enseigner à mettre en pratique les principes et les valeurs du Manifeste du MPS, à savoir que nous devons apprendre à communiquer et discuter de manière constructive et non-violente, en suivant une éthique fondée notamment sur la vérité des faits et la sincérité de notre jugement, que ce soit lors de réunions ou sur les réseaux sociaux. Renoncer à la critique pour la critique, au mensonge, à la violence des propos et à l’hypocrisie ne nous diminue pas ; bien au contraire, cela nous élève. Cela ne signifie pas que nous devons accepter les critiques malveillantes si nous n’avons pas la force d’y opposer le silence. Cela signifie tout simplement que notre réfutation de ces critiques doit se faire de manière constructive et éviter de reproduire les arguments malveillants utilisés par ceux qui, de toutes les façons, ne nous ferons jamais de cadeau. En tant que membre de la majorité politique, nos critiques de l’action gouvernementale doivent être, plus que jamais, constructives, argumentées et assorties de propositions concrètes. Notre pays, notre peuple, en particulier les femmes du Burkina Faso vivent des problèmes trop sérieux pour que nous perdions notre temps dans des débats stériles au lieu d’investir ce temps et nos énergies à faire avancer le projet du MPS d’un Burkina meilleur.

A toutes les femmes du Burkina Faso, à toutes les femmes militantes du MPS je souhaite une excellente commémoration de la journée internationale du 8 mars.

Vive le MPS ! Vive le Burkina Faso !

Pr. Augustin Loada

Président du MPS

Message du Président d’Honneur du MPS

Message du Président d’Honneur du MPS

Confucius disait que « tout le monde pense que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il se trouve dans la manière de la gravir ».
Je voudrais à travers ce message adresser mes félicitations au professeur Augustin Loada et son parti le Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) pour la décision prise d’adhérer à la majorité. Il ne fait aucun doute que c’est une décision mûrement réfléchie et issue d’échanges entrepris au sein des instances du parti. Je salue donc non seulement le courageux choix politique mais également la démarche qui a abouti à ce positionnement. La principale raison avancée est la priorité accordée au processus de réconciliation nationale par le président Roch Marc Christian KABORÉ et son gouvernement. Aussi, en réponse à l’appel du parti, je m’inscris dans cette logique de la réconciliation nationale tout en félicitant le chef de l’État qui à l’entame de son second mandat, s’est attaqué de manière résolue à ce chantier de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, porteur d’immenses espoirs pour l’ensemble de notre peuple. La réconciliation nationale n’a jamais été facile nulle part et certainement qu’elle ne le sera pas au Burkina ; mais nous devons ensemble relever le défi car la grandeur d’un peuple réside en sa capacité à transcender ses divergences pour bâtir une nation forte au bénéfice des générations présentes et futures.

Je suis convaincu aujourd’hui que notre pays prend la bonne direction ; aussi je réaffirme mon entière adhésion au processus enclenché et invite dès à présent toutes les militantes et tous les militants du MPS ainsi que tous les Burkinabè, femmes ou hommes, jeunes ou vieux, indépendamment de leur appartenance politique, ethnique ou religieuse, à se mettre tous à l’ouvrage afin de faire de la réconciliation et de la cohésion sociale une réalité dans notre pays.

À tous ceux qui doutent encore, je voudrais les interpeller et dire que leurs doutes, leurs craintes et parfois mêmes leur colère sont légitimes ; toutefois, la réconciliation n’étant pas un processus linéaire, notre pays peut éditer sa propre version originale qui nous mettra tous en confiance. Chacun d’entre nous a donc le devoir d’y contribuer pour qu’au bout du compte cette réconciliation soit ce que souhaite véritablement l’ensemble de notre peuple. Il est plus que jamais temps que notre solidarité quitte le cadre des slogans pour se traduire maintenant en actions concrètes à l’endroit de tous nos compatriotes qui sont profondément blessés et ont besoin d’être guéris de graves traumatismes physiques et psychologiques. Cette réconciliation sera le premier pas vers l’édification d’une nation solidaire, unie, forte et prospère. La sagesse populaire ne nous enseigne-t-elle pas de regarder là où l’on a trébuché plutôt que là où l’on est tombé ? Nos échecs face aux ennemis extérieurs sont dus en grande partie à une incohésion sociale aggravée: des burkinabé aux côtés de parfaits inconnus ont pris les armes contre leurs propres concitoyens et cela ne saurait être anodin.

Refusons d’être les victimes résignées d’un projet d’anéantissement de notre nation, de nos familles, de notre identité et de nos valeurs, projet orchestré par les forces du mal et exécuté par les groupes armés terroristes actifs dans notre région sahélienne depuis quelques années, et qui dans leur folie meurtrière ne discriminent aucune ethnie, aucune religion, aucun village ni aucune ville ; nous devons quitter nos positions tranchées qui parfois encouragent et dynamisent nos agresseurs tout en sapant le moral de nos braves soldats. Il est temps qu’ensemble nous reprenons en main notre destin en changeant le cours de cette guerre injuste et de cette histoire tragique qui nous sont imposées.
Nulle personne ne peut se réconcilier avec les autres si elle n’est pas d’abord réconciliée avec elle-même; par conséquent, si notre pays le Burkina Faso veut retrouver son éclat et sa place dans le concert des nations, il lui faut impérativement se réconcilier avec lui-même et ensuite se réconcilier avec ses voisins et avec tous les peuples d’Afrique et du monde.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso réconcilié !!!
SEM Yacouba Isaac ZIDA

Message du président du MPS

Message du président du MPS

Camarades militants
Winston Churchill faisait remarquer que « La démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de toutes les autres formes qui ont été régulièrement tentées ». C’est cette conviction qui a toujours sous-tendu notre engagement en faveur d’une gouvernance démocratique dans notre pays. C’est fort également de la conviction que celle-ci ne devrait pas être une simple fin en soi mais un levain pour un avenir plus radieux pour notre peuple que notre engagement politique s’est sublimé dans le Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS). A un moment où notre classe politique amorce une mutation profonde, le MPS ne pouvait rester en marge de ce mouvement, dont les lignes de fracture opposent, nolens volens, les tenants
de la restauration d’un ordre ancien et ceux d’un monde nouveau encore en gestation.
Camarades militants
Contraint, aux termes de l’article 4 de la loi du 14 avril 2009 relative au statut de l’opposition politique de choisir son camp, le MPS a choisi d’adhérer à la majorité, instruit par l’histoire postcoloniale et récente de notre peuple. A ces leçons de l’histoire s’ajoute un impératif du moment, celui de la réconciliation nationale,
celui d’un retour apaisé du président d’honneur du MPS, celui d’une consolidation de notre jeune démocratie. Le Secrétariat exécutif national (SEN) du MPS s’est en effet réuni le mardi 2 mars 2021 en vue d’examiner la situation du parti et la vie politique nationale. Au nombre des questions qu’il a discutées
figure le processus de réconciliation nationale amorcé dans notre pays depuis la fin des élections législatives et présidentielles couplées de novembre 2020. Pour le MPS, le débat sur cette question inscrite à l’agenda gouvernemental avec la nomination d’un ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale ne devrait plus se poser en termes de pertinence mais en termes de substance. Ainsi, les réserves et oppositions exprimées çà et là sur cette question doivent être interprétées comme une invite pressante à examiner et traiter les problèmes qui en découlent avec le plus grand sérieux afin de ne pas décevoir et frustrer une fois de plus le peuple et la nation burkinabè qui, en dernier ressort, devraient rester l’arbitre suprême et le bénéficiaire ultime de toute action publique. Il appartient dès lors aux filles et fils du Burkina Faso d’apporter leurs contributions plurielles à la définition d’une politique et d’une stratégie de réconciliation nationale et de cohésion sociale qui reflètent les préoccupations et la volonté du plus grand nombre, celles du peuple et de la nation burkinabè.
Camarades militants
Aucune société ne peut se développer sans un minimum de coopération ; aucune société n’aura d’avenir avec des relations foncièrement antagonistes qui empoisonnent notre destin commun. Comme le soutient un penseur, l’enjeu n’est pas de faire en sorte que nous nous aimions les uns les autres, mais bien de créer une base de confiance minimale pour qu’un certain degré de coopération et de confiance mutuelle indispensable puisse exister ; pas seulement entre les hommes politiques, les militants et les sympathisants qui les suivent, mais également au sein de la population, de l’ensemble des communautés. Le MPS fait le difficile mais nécessaire pari de la réconciliation, convaincu que des relations positives plutôt que négatives peuvent créer une atmosphère plus propice à l’édification d’un Burkina meilleur, qui se trouve au cœur de son projet politique. C’est pourquoi il a souverainement décidé d’adhérer à la majorité, et lancé un appel solennel à son président d’honneur avec qui il partage toutes ces valeurs, pour qu’il adhère au processus de réconciliation nationale enclenché par le Président Roch Marc Christian KABORE et son gouvernement.
Vive le MPS, vive le Burkina Faso !
Pr. Augustin Loada
Président du MPS