fbpx

Catégorie : Activités

Déclaration liminaire de la conférence de presse du MPS

Déclaration liminaire de la conférence de presse du MPS

Mesdames et Messieurs les journalistes
Bienvenue à cette première conférence de presse du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS), depuis son lancement le 27 juillet 2019 à Tenkodogo.
La constitution du MPS, le 9 mai 2019, trouve son fondement dans la trajectoire inquiétante prise par notre Patrie ces dernières années ; une trajectoire devenue un sujet de préoccupation non seulement pour les Burkinabè mais aussi pour les amis du Burkina Faso. Le MPS, reconnu officiellement le 2 juillet 2019 ambitionne de renouveler l’offre politique au Burkina Faso et d’offrir au Peuple burkinabè une alternative face à un cartel de partis et d’hommes politiques qui, depuis presqu’une génération, ont fait la démonstration de ce qu’ils ne peuvent plus rien apporter d’innovant à notre peuple.

Mesdames et Messieurs
La situation nationale, en particulier sécuritaire que traverse notre pays est grave et même très grave depuis la fin de la Transition en novembre 2015. Notre patrie est en danger. Aujourd’hui au moment où nous sommes réunis, une partie, sans cesse croissante, de notre territoire échappe désormais au contrôle de nos forces de défense et de sécurité. Malgré le déni de nos gouvernants, l’autorité de l’Etat est en train de s’effondrer, et on assiste à l’extension de l’implantation physique des groupes armés, lesquels se superposent aux groupes criminels préexistants. Selon des chercheurs, ces violences dans le Nord et l’Est du pays ont déclenché une dynamique complexe qui s’auto-renforce, du fait en particulier du côté de l’Etat, de réactions inappropriées qui stimulent par inadvertance la mobilisation des groupes armés, le tout dans un climat d’assassinats ciblés et de représailles au niveau communautaire et au niveau de certains segments des élites locales. Nos ennemis, en s’en prenant aveuglément à la population civile et à nos forces de défense et de sécurité caressent le dessein inavoué de saper les fondements de notre Nation et de nous faire disparaître en tant qu’État. Ce qui est arrivé ces dernières années et plus récemment au Nord et à l’Est de notre pays dépasse l’entendement. Des centaines de nos compatriotes ont été blessés quand ils n’ont pas perdu la vie, un demi-million d’autres sont devenus des déplacés dans leur propre patrie. En s’attaquant à l’activité minière qui constitue la principale source de revenus pour l’État au Burkina Faso, les terroristes cherchent à nous asphyxier économiquement et à s’emparer de nos richesses naturelles. Aucune ambition humaine ne peut justifier les actes ignobles qu’ils ne cessent de multiplier sur la terre libre du Burkina Faso. Le MPS présente une fois encore ses condoléances aux proches des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Ces événements tragiques doivent nous porter vers l’introspection et la réflexion profonde afin d’en tirer l’énergie nécessaire pour triompher de nos ennemis.

Mesdames et Messieurs les journalistes
Si l’on en est là, ce n’est pas seulement à cause de l’impérialisme, des groupes terroristes étrangers et à des facteurs exogènes sur lesquels nous, Burkinabè, avons peu de prise. La situation que nous vivons peut s’expliquer aussi par des facteurs endogènes et par la responsabilité des acteurs burkinabè. Que dis-je ? Par l’irresponsabilité de certains de nos gouvernants (I).
Il n’y a cependant pas lieu de désespérer, car au MPS, en phase avec notre peuple, nous croyons fermement qu’un Burkina meilleur est possible (II).

I. Comment en est-on arrivé là ?

Mesdames et Messieurs
Après une longue période de stabilité politique, les Burkinabè, excédés par la mauvaise qualité de la gouvernance qui leur était servi, se sont insurgés contre le régime en place. Derrière la longue stabilité qu’a connue notre pays jusqu’en 2014 se profilait en réalité un terreau fertile à l’effondrement de nos capacités de riposte face à l’hydre terroriste. Si nous voulons comprendre ce qui nous arrive, il nous faut comprendre alors les ressorts profonds et les facteurs structurels qui sont à l’origine de l’expansion fulgurante du terrorisme dans notre pays ; il nous faut interroger la manière dont les affaires publiques ont été gérées dans notre pays pour relever ce défi planétaire qu’est le terrorisme.
Le succès de la lutte contre le terrorisme implique que nous ayons une bonne lecture de la situation nationale et que nous soyons plus intelligents que ceux qui nous combattent, qui nous épient, vivent avec nous, nous étudient, nous connaissent alors que nous semblons ne rien connaître d’eux et de leurs tactiques. L’insécurité actuelle que nous vivons n’est qu’une partie d’une crise plus vaste et essentiellement politique qui touche aux fondements de l’Etat-nation et à son rôle dans la société burkinabè. Des facteurs structurels comme le développement de la corruption dans les institutions étatiques et non-étatiques et dans la société burkinabè, le chômage et le manque d’opportunités économiques pour les jeunes, la pauvreté, la distribution inéquitable des ressources de l’Etat sur le plan spatial et social, les insuffisances de la couverture du territoire national en services publics, les insuffisances de la gouvernance du secteur de la défense et de la sécurité ne peuvent que faciliter l’expansion du terrorisme. Mais qu’est-ce qui a été fait pour résoudre ces questions structurelles depuis 30 ans ?
Selon certains chercheurs, c’est « l’accumulation de griefs et de frustrations, subis et exprimés par les populations agro-pastorales des régions burkinabè du Sahel et de l’Est » vis-à-vis de l’État qui constitue le point d’ancrage au Burkina Faso pour les groupes armés transnationaux. L’instrumentalisation des conflits locaux préexistants, qu’ils soient issus de la restriction sur l’accès aux ressources naturelles ou des luttes locales sur la distribution du pouvoir, a permis alors aux groupes armés d’implanter de petites cellules de combattants, et d’exporter le conflit armé du Mali au territoire burkinabè. Le climat d’insécurité croissant conjugué au retrait de l’Etat dans les régions du Sahel et de l’Est a créé en retour un vide régalien comblé par les réseaux criminels transnationaux et le banditisme sur lesquels s’appuient les groupes armés pour étendre leur influence et leur contrôle territorial. Les acteurs issus des groupes armés s’intègrent au local, aux différents territoires et communautés en fonction des tensions, des conflits locaux préexistants et les instrumentalisent à la fois pour réduire la légitimité de l’État et accroître leurs bassins de recrutement. En retour, les acteurs locaux voient là l’occasion de se venger de l’État, sur le plan socioéconomique, de dénoncer son autoritarisme et ses abus, et de renégocier l’accès aux ressources environnementales, économiques et politiques qui déterminent leurs conditions de vie et leur organisation socioéconomique. C’est pourquoi la mise en place d’un Programme d’urgence pour le développement des communes dans les régions touchées par le terrorisme d’un montant de 455 milliards de CFA était bien pensée. Mais n’est-il pas trop tard, quand on sait que les populations fuient les communes bénéficiaires, notamment celles du Sahel ?

Mesdames et Messieurs, la plupart des facteurs structurels mentionnés ci-dessus susceptibles de faire le lit du terrorisme étaient déjà présents au Burkina Faso en 2014. C’est pourquoi le régime issu des élections de novembre 2015 avait une lourde responsabilité : celle de concrétiser les aspirations de notre peuple à un Burkina meilleur, exprimées à la faveur de l’insurrection. Tout le monde savait que c’était une mission difficile mais pas impossible. Hélas, au lieu de rassembler toutes les forces disponibles pour planifier et gérer de manière stratégique les questions urgentes et prioritaires, les nouvelles autorités ont choisi de se concentrer sur la jouissance de leur naam, renvoyant aux calendes grecques les promesses de changement et éteignant du coup la lampe de l’espérance allumée par l’insurrection. En conséquence, la rupture attendue et promise avec le système politique rejeté par le Peuple burkinabè en octobre 2014 n’a pas eu lieu.
Tous les rapports publiés depuis l’avènement de la nouvelle équipe dirigeante montrent que dans le domaine de la gestion des affaires publiques les indicateurs d’intégrité se sont considérablement dégradés. Ce n’est pas le MPS qui le dit, c’est l’ASCE-LC et le RENLAC qui soutiennent que les acteurs de la corruption n’ont plus peur et repoussent chaque jour les limites de la décence, du cynisme et de la déchéance morale. Face à un bilan aussi catastrophique, alors que des milliers de Burkinabè souffrent, de hauts dignitaires continuent à manger, à boire et à danser comme si de rien n’était. Sereins, ils continuent à voyager, à inaugurer par ci par là, des bouts de route, à accumuler des ressources et à distribuer à leurs partisans les moyens nécessaires à la plus gigantesque opération de corruption électorale que le Burkina pourrait vivre si jamais ils décidaient d’organiser les élections dans un an. Les gouvernants qui devraient donner l’exemple se moquent éperdument de l’opinion réprobatrice des citoyens.
Dans ce contexte de mauvaise gouvernance, il ne faut pas s’attendre à ce que la gestion du secteur de la sécurité, plus complexe, soit meilleure. Il suffit pour s’en convaincre de regarder la place qu’occupent les institutions en charge de notre sécurité dans le classement du RENLAC des secteurs les plus corrompus du Burkina Faso. Nous avons beau accroître nos dépenses en matière de défense et de sécurité, si cet argent n’est pas bien utilisé, nous ne ferons qu’alimenter un tonneau des danaïdes. Mais de quelle autorité disposent nos gouvernants pour venir à bout de la mauvaise gestion quand un ministre de la Défense peut s’offrir en toute impunité un château dans un environnement de pénurie ? Lorsque l’on entend parler de trafic de charbon fin d’une valeur de centaines de milliards de CFA, lorsqu’on entend chaque semaine des milliards de FCFA de marchés de gré à gré ou de véhicules pick-up distribués à tour de bras à des partisans ?
A vrai dire, nos gouvernants ne semblent pas avoir pris la mesure de la gravité de la situation. La preuve ? Le Conseil de défense et de sécurité nationale se réunit épisodiquement, là où dans certains pays, il se réunit hebdomadairement. Nos gouvernants veulent faire croire au peuple que la situation est normale, sous contrôle et continuent à vaquer à leurs activités quotidiennes comme si de rien n’était, au lieu de revêtir la tenue de combat et d’entraîner avec eux l’ensemble du peuple burkinabè dans cette dynamique de la défense d’une patrie en danger. Il n’est donc pas étonnant que dans la capitale et ailleurs au Burkina, on continue à vivre dans l’insouciance (se désole le cardinal Philippe Ouédraogo ce dimanche face aux nombreux déplacés ici à Ouagadougou).

Mesdames et Messieurs
Ceux qui disent que la question sécuritaire ne doit pas être un fonds de commerce pour les hommes politiques ont parfaitement raison. Mieux, elle ne doit être un fonds de commerce pour personne, y compris pour ceux qui disent qu’elle ne doit pas être un fonds de commerce, mais qui tentent d’instrumentaliser le désordre qu’ils ont contribué à créer en organisant des activités caritatives et/ou de précampagne électorale. Que ce soit la majorité ou l’opposition, que ce soit la société civile, aucun Burkinabè ne devrait avoir l’indécence de faire de la question sécuritaire et des déplacés un fonds de commerce politique ou citoyen. Cela vaut aussi pour ceux qui confondent information et propagande et qui font aussi du patriotisme un fonds de commerce après avoir contribué à décourager dans ce pays la fibre patriotique. Toutefois, la question sécuritaire ne saurait être un prétexte pour bâillonner le peuple, taire les critiques, s’accrocher au pouvoir au-delà des mandats électifs, et confisquer ainsi la souveraineté du peuple.

Mesdames et Messieurs
On entend aussi dire que nous serions tous responsables et coupables de la situation actuelle. Le MPS en tant que parti politique porteur de valeurs démocratiques et éthiques, a le devoir de dire aux Burkinabè la vérité. A supposer que nous soyons tous responsables, la vérité c’est que certains de nos compatriotes le sont plus que d’autres. Le MPS qui s’est, dès son lancement, positionné très clairement dans l’opposition à la politique actuelle conduite par le gouvernement en place, y compris sa politique de défense et de sécurité, doit éclairer l’opinion afin qu’elle puisse situer les responsabilités des uns et des autres. Sans cet exercice d’imputabilité, les errements dans lesquels notre pays est plongé depuis 2016 risquent de se reproduire à l’infini et de plonger inexorablement notre pays dans le chaos. Si la situation nationale avait été meilleure, si les Burkinabè vivaient en paix et en sécurité, certaines personnes s’en seraient attribué le mérite. Et pourquoi, quand rien ne va, personne ne veut prendre la responsabilité de ce qui nous arrive ?

Mesdames et Messieurs
Le MPS est d’avis que pour vaincre, l’armée seule ne pourra pas faire face au terrorisme et qu’il faut fédérer toutes les énergies du pays. Mais pourquoi on entend parler d’incompréhensions entre forces de défense et forces de sécurité intérieure ? Pourquoi les agents qui vivent au sein de la population, qui ont des renseignements, qui connaissent la géographie et les populations locales ne sont pas toujours associés aux opérations initiées contre les groupes terroristes ? Pourquoi les populations locales elles-mêmes, qui devraient bénéficier de l’action de nos FDS, semblent ne pas collaborer et quelles sont les initiatives conduites pour y remédier ?
Depuis la tenue du forum national sur la sécurité en 2017 où en est le Burkina avec l’élaboration de sa stratégie de réforme du secteur de la sécurité ?
– Pourquoi les priorités de réformes prévues ne sont pas encore appliquées ?
– Où en est l’élaboration de la Politique Nationale de Sécurité (PNS), de la stratégie nationale de la sécurité et des stratégies sectorielles ?
– Où en sont les plans de mise en œuvre ?
– Quelles sont les mesures prises pour que l’accroissement des dépenses militaires de notre pays aille de pair avec la bonne gestion des moyens financiers mis à disposition ? Quid de l’élaboration de la stratégie de lutte anti-corruption dans le secteur ?
– Quelles sont les initiatives prises pour consolider la gouvernance du secteur de la sécurité ?
– Où en est-on avec l’élaboration de la stratégie de lutte contre l’extrémisme et la radicalisation ?
– Quelles sont les initiatives prises pour démobiliser les jeunes burkinabè recrutés par les groupes terroristes et assécher leur bassin de recrutement ?
– Quelles sont les initiatives prises pour améliorer le niveau opérationnel des FDS, et pour consolider la confiance entre les FDS et la population ?
– De quel mal souffrent nos FDS ?

S’agissant de l’initiative récente prise par le Président du Faso de procéder à un recrutement de volontaires, nos FDS ont-elles un problème de sous-effectif ?
– Si oui, pourquoi ne pas lancer des recrutements exceptionnels pour pallier les insuffisances d’effectifs ?
– Quelle est la vision du pouvoir actuel en ce qui concerne le recrutement de ces volontaires ?
– Quel sera le statut juridique de ces volontaires ? et quelles seront leurs missions ?
– Quelles sont les garanties prises pour qu’ils ne fassent pas l’objet d’instrumentalisation partisane ?
– Quelle articulation avec les initiatives locales en matière de sécurité, avec les groupes d’auto-défense comme les koglweogo ?
Voilà autant de questions que le MPS voudrait poser au Gouvernement et à son Parlement taiseux. Le MPS espère que la décision de recruter des volontaires ne vise pas à masquer l’impuissance du pouvoir actuel à faire face à la situation sécuritaire auquel cas, elle risque d’être une grave erreur. Le MPS espère que cette décision n’a pas été dictée par l’émotion et qu’elle a été longuement mûrie. En tout état de cause, il appelle à faire preuve de discernement dans les initiatives et dans les opérations sur le terrain pour ne pas expérimenter des remèdes qui se révèleraient être pires que le mal que l’on cherche à combattre.

Mesdames et Messieurs
Le MPS est favorable à l’union sacré des filles et fils du Faso lancée par le Président du Faso dans son récent discours. Mais il ne peut s’empêcher de s’interroger sur la vision de l’équipe dirigeante actuelle de l’union des filles et fils du Burkina. Les interrogations du MPS sont d’autant plus légitimes que cette équipe dirigeante nous a habitué à des paradoxes depuis son avènement. Alors qu’une partie de l’opinion accuse les dirigeants de la Transition d’avoir facilité leur accession au pouvoir, comme si elle n’avait pas été élue par le peuple burkinabè en novembre 2015, la nouvelle élite dirigeante n’a rien trouvé de mieux que de s’acharner contre les acteurs de la Transition jugés les plus dangereux pour sa survie au pouvoir. Déjà confrontés à l’hostilité des membres de leur ancienne famille politique qu’ils ont trahis en 2014, les nouveaux maîtres ont choisi d’ouvrir de nouveaux fronts d’opposition : en se mettant à dos non seulement une bonne partie des acteurs de l’insurrection et de la transition, mais aussi une bonne partie du Front syndical. Sourds aux appels à la réconciliation nationale, traitant d’apostats les acteurs de l’insurrection qui osent parler de réconciliation, les voici qui lancent paradoxalement un appel à l’unité nationale, comme si les acteurs politiques qu’ils cherchent à marginaliser ne faisaient pas partie de la Nation burkinabè.

II. Mesdames et Messieurs

Le MPS a aussi le devoir de dire aux Burkinabè qu’un autre Burkina est possible. Ceux qui disent qu’un Burkina meilleur n’est pas possible et qu’un autre leadership n’aurait pas pu faire mieux ont en réalité un parti-pris, celui du conservatisme, de l’immobilisme, du statut quo. Non, il n’y a pas de fatalité. Mais il est clair que sans un leadership gagnant, il n’y a pas de victoire. Des leaders transformateurs, il y en a pourtant au sein du peuple burkinabè qui dispose en effet de toutes les ressources, de toutes les compétences, de tous les talents nécessaires pour relever les défis qui lui sont posés à chaque moment critique de son histoire récente, que ce soit par le dialogue ou par la force. En deux semaines, le Burkina a mis en route après l’insurrection d’octobre 2014 une Transition qui n’était pas parfaite mais nous a permis de faire l’économie d’une violence plus exacerbée, là où d’autres peuples sombrent dans le chaos. Une autre preuve de la bravoure de notre peuple saluée par le monde entier : sa résistance victorieuse au putsch de septembre 2015.
Où sont passés nos valeureux jeunes officiers montés à l’assaut du Régiment de sécurité présidentielle qui terrorisait les Burkinabè ? Où sont passés les militaires du RSP qui se sont désolidarisés des putschistes ? En effet, sur plus de 1300 éléments il n’y a qu’une petite centaine de putschistes qui sont aujourd’hui en prison. Que sont-ils devenus ? Où sont passés nos autres corps d’élite comme les parachutistes de Bobo ? Que sont devenus nos régiments d’infanterie commando disséminés dans toutes les garnisons ? Pourquoi nos jeunes officiers qui ont fait preuve d’audace ne sont-ils pas aux avant-postes de la lutte contre les groupes terroristes ? Où est passé notre fibre patriotique qui s’est exprimée au lendemain de l’insurrection ? Disons-le tout net ; notre mal se trouve dans le leadership, car comme cet adage le dit si bien « un troupeau de moutons conduit par un lion est plus vaillant qu’un troupeau de lions conduit par un mouton ». Ne dit-on pas par ailleurs que la troupe est à l’image du chef ?

Mesdames et Messieurs,
Ce n’est pas le lieu ici de détailler des propositions alternatives dans un domaine aussi sensible que la défense et la sécurité, sachant que nos ennemis qui vivent au sein de la population sont à l’écoute, lisent et suivent tout ce que les patriotes burkinabè se disent entre eux.
Toutefois, le MPS suit de très près l’évolution et la tournure prise par cette guerre contre notre peuple. Nous ne sommes plus au début de l’année 2016 où les attaques étaient revendiquées par tel ou tel groupe. Nous sommes face à une guerre totale que nous impose l’ennemi avec le but de nous conduire vers une situation où il n’y aura plus d’armée, plus de territoire, plus de populations, plus d’administration, et donc, plus d’État, plus de gouvernement. Le plan des terroristes est clair, le schéma est tout tracé, l’Etat-nation du Burkina doit disparaître. A Dieu ne plaise ! Si non, plusieurs générations passeront sans connaître le Burkina Faso que de nom. Cela nous rappellerait le triste épisode que notre pays a déjà vécu pendant 15 années, entre 1932 et 1947. Cette perspective est inacceptable.

Dans la vision de la lutte anti-terroriste du MPS, il nous faut découvrir quelles sont les intentions des groupes terroristes à court terme pour atteindre leurs buts, en quelque sorte quelle est la tactique et quels sont leurs moyens. Si l’Agence Nationale du Renseignement (ANR) était un service de renseignement efficace il aurait réussi après quatre années d’existence à définir cela. Il nous faut donc en tirer les conclusions et opérer un véritable changement au niveau de l’ANR. S’il était au pouvoir, le MPS ne nommerait jamais un officier qui n’a jamais fait un seul jour de renseignement dans sa carrière à la tête d’une institution avant-gardiste dans la lutte contre le terrorisme.
Dans la vision du MPS, la question de la cohésion dans l’armée est essentielle. Nos FDS ont toujours su surmonter les difficultés de cohésion en leur sein pour privilégier l’intérêt national. Le régime actuel a malheureusement créé et exacerbé des clivages au sein de notre armée. Le MPS appelle à taire impérativement les dissensions au sein de l’armée en réactivant les cadres de concertations créée en 2011 afin de renforcer la confiance entre la base et le sommet.
Dans sa vision, le MPS, estime qu’il faut rehausser la capacité opérationnelle de notre armée. Pour cela, il faut plutôt renforcer les effectifs par un recrutement de contingents spéciaux dans l’armée, la gendarmerie et la police, en particulier dans les régions et parmi les populations les plus affectées par le terrorisme. Notre président d’honneur, le Général Zida avait fait en décembre 2018 la proposition qu’il soit recruté un contingent spécial d’au moins 3000 éléments en discriminant positivement les régions sous menace. Malheureusement et comme d’habitude il n’a pas été écouté, certainement même vilipendé par des naaba et courtisans incultes, incapables d’intégrer que l’on puisse aimer son pays envers et contre tout. Il nous faut urgemment équiper nos FDS comme il se doit. Et cet équipement doit être à la hauteur des défis : massif et de qualité qu’il s’agisse des armements, des moyens roulants et des moyens aériens. Il n’est pas normal dans ce contexte que l’on entende parler de faibles capacités d’absorption en matière de dépenses militaires.
Dans sa vision, le MPS considère que le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau dans le monde et même en Afrique. Ce qui signifie qu’il y a des expériences dont il faut s’inspirer. Certains États africains comme l’Algérie et la Mauritanie ont bien réussi à endiguer le fléau du terrorisme. En plus des opérations militaires, il nous faut intégrer aussi des aspects diplomatiques. Quels sont les partenaires du Burkina dans cette lutte contre le terrorisme ? Il nous faut absolument diversifier nos partenaires et les amener à s’aligner sur notre vision propre mais aussi mobiliser nos voisins du Sud, car du succès des armes du Burkina dépendra aussi leur sort.
Enfin, la question de la réconciliation nationale ne doit pas être occultée. L’union sacrée dont il est fait appel suppose celle de tous les fils et filles de notre pays. Alors comment pourrait-elle se faire lorsque le dialogue est rompu volontairement avec des leaders, des personnes qui représentent une certaine frange de notre population au regard des positions et fonctions qu’elles ont occupées ? Il est urgent de renouer le dialogue, même si ce dialogue ne va pas nécessairement aboutir avant longtemps, il va au moins créer un climat social apaisé propice à l’union sacrée autour de la lutte contre le terrorisme.

Mesdames et Messieurs
Notre analyse a suggéré quelques pistes pour contrer l’avancée du terrorisme au stade actuel. L’élimination du député-maire de Djibo pour mieux contrôler la zone est sans conteste l’un des modes opératoires des terroristes. Il n’est donc pas exclu que ceux-ci recommencent ailleurs des assassinats ciblés. Mais si rien n’est fait dans quelques mois, voire quelques jours, nos propositions risquent de ne plus être adaptées à cette situation évolutive, car le mal aura atteint un point de non-retour. Nous, au MPS, sommes cependant confiants que si les conditions sont réunies, le peuple burkinabè est capable de bien réagir, vite et maintenant.

Je vous remercie !

Pr Augustin Loada,
Président du MPS

COMPTE RENDU DU QUATRIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

COMPTE RENDU DU QUATRIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

Le quatrième conseil des ministres (sous-secrétariat à la formation politique) des jeunes Leaders du MPS s’est tenu à Ouagadougou, au siège National du Parti, aujourd’hui, dimanche 15 Septembre 2019, de 16H15 à 19H00, avec la participation de vingt-trois (23) jeunes, hommes et femmes, convaincus et engagés, unis et prêts pour accompagner le MPS et SURTOUT avec la Présence du Président du Parti, le Pr. Augustin LOADA qui a bien voulu passé nous adresser ses félicitations et ses encouragements.

Le conseil a porté sur une (01) seule problématique de la nation et a concerné un (01) ministère : le Sous-Secrétariat Procureur Général avec M. Marc KAYAO autour de la thématique : Justice et réconciliation nationale: vers quelles alternatives ?

Pour le Sous-secrétaire KAYAO, comme le consacre le manifeste de notre Parti à sa page 63, l’une des PREMIERES RESPONSES PREALABLES du MPS, il cite, « Face au délitement de la Nation burkinabè, la réconciliation du Peuple est devenue une impérieuse nécessité. »

Selon lui, le Sous-secrétaire KAYAO, la commission de la réconciliation et des réformes mis en place sous la Transition a enregistré en 2015, 5.065 dossiers de divers crimes dont 145 crimes de sang et 106 autres atteintes à l’intégrité ; 983 crimes économiques et autres atteintes aux biens. Au total, de 1960 à septembre 2015, mille deux cent cinquante-huit (1258) cas de crimes économiques et autres atteintes aux biens ont été enregistrés. Et bien que le Burkina Faso ait connu des tentatives de réconciliation comme celles de 2001, les récents évènements politiques, sociaux, économiques et sécuritaires nous invitent à envisager une voie de réconciliation pour un Burkina Meilleur !

Pour le Sous-secrétaire, nous devrions tirer les leçons de l’échec de cette tentative de réconciliation manifestée par une journée nationale de Pardon, en 2001, pour parler autrement de la réconciliation, une réconciliation qui suit le schéma : vérité-Justice-Dialogue. La réconciliation que nous avons besoin va au-delà de celle que nous avions connu en mars 2001. On se rappelle toujours qu’au soir de cette journée, devant une foule venue de toutes les provinces du Burkina Faso, le chef de l’Etat, Blaise Compaoré demandait pardon au peuple burkinabè en ces termes : « Peuple du Burkina Faso, en cet instant solennel, en notre qualité de Président du Faso assurant la continuité de l’Etat, nous demandons pardon et exprimons nos profonds regrets pour les tortures, les crimes, les injustices, les brimades et tous autres torts commis sur des Burkinabè par d’autres Burkinabè, agissant au nom et sous le couvert de l’Etat, de 1960 à nos jours ».

Pour nous militants du MPS, nous croyons au principe de notre parti selon lequel « prôner la réconciliation et le pardon ne signifie pas qu’il faut passer la justice et la vérité par pertes et profits ». Pour nous, « une bonne administration de la justice fondée sur les principes du procès équitable est un adjuvant nécessaire au pardon et à la réconciliation ». Nous ne sommes donc pas pour une réconciliation qui se fasse « sur le dos de la justice » pour reprendre les Propos de notre Président, le Pr. LOADA dans son discours au lancement du Parti, le 27 juillet 2019, à sa page 4. Indique-t-il !

Le Sous-secrétaire Marc KAYAO estime que des crises multiformes dans le domaine de la justice, de la gouvernance politique, économique et socio-culturelle ont jalonné l’histoire du Burkina Faso. Et le forum national de la justice de 1998 et les états généraux de la justice tenus en 2015 ont identifié des causes au plan identitaire, statutaire, éthique, organisationnel et fonctionnel touchant cette même justice. C’est ainsi d’ailleurs que nous disons, affirme-t-il, que la réconciliation passe aussi par des textes, parce que nos justices sont de justices de textes (la justice étant un passage incontournable) mais quel(s) texte(s) ?

Voilà pourquoi, nous ne devrions pas perdre de vue sur nos propres valeurs. Nous devrions « conforter le processus de construction et de formation de notre Patrie en État-Nation moderne avec des valeurs qui sont susceptibles de faire sens pour les Africains comme le consacre le manifeste du MPS à sa page 17. Nous devrions de ce fait, donner une certaine valeur à nos autorités coutumières, morales et religieuses, tout en gardant la séparation entre l’autorité politique coutumière comme le consacre notre manifeste aux pages 29-31, en prenant en compte l’organisation socio-culturelle des différents groupes sociaux.

La question de la réconciliation pose également la question de nos Etats, de leurs réformes et de leurs organisations et c’est pourquoi il faut une opérationnalisation des mécanismes de décentralisation et de déconcentration pour qu’à terme, il y ait une couverture nationale des institutions aussi bien publiques et politiques, ainsi que des infrastructures nécessaires soient mises à la disposition des populations. Sinon, si je suis sur un territoire Burkinabé et que je consomme au Ghana ou au Mali, est-ce que je véritablement me réclamé Burkinabé ? Comment on peut réconcilier le peuple tout ENTIER lorsqu’une bonne partie de ce même peuple se sente délaissée ? S’interroge-t-il !

Pour une véritable réconciliation nationale, il faut que les quartiers, les villages, les communes, les provinces et les régions engagent des processus de réconciliations et que se réconcilient réellement. C’est justement là que « (…) la mise en place d’espaces de dialogue populaires dans les quartiers, arrondissements et villages est impérative, peu importe les dénominations de ces espaces de dialogue. Ce qui importe, c’est que les Burkinabè se parlent, car ils ont besoin de se parler, de ne plus se traiter en ennemis ou de se regarder en chiens de faïence ». Une logique de réconciliation décrite par notre manifeste à la page 65, que nous prônions. Toutefois, un discours véridique sur les faits dommageables commis dans notre pays depuis ces dernières années, la justesse des actes de réparation des préjudices subis et la sincérité des acteurs conditionnent la réussite d’un dialogue populaire authentique visant la réconciliation du Peuple burkinabè.

Nous militants sommes unanimes que les principes et valeurs que le MPS défende, à travers ses Hommes et ses textes, vont le permettre à terme de devenir non seulement la formation politique la plus professionnelle et la plus efficace mais aussi et surtout, d’être la voie d’une véritable réconciliation. C’est pour cela que nous militant, devrions nous battre pour la victoire du MPS aux prochaines échéances, de 2020, et celles à venir.

Nous devrions nous réconcilier et nous allons nous réconcilier très certainement et très bientôt, et pas l’importe comment aussi, car, comme le dit le Président d’Honneur du MPS, SEM Yacouba Isaac ZIDA, dans son livre ‘’je sais qui je suis’’ à la page 226, « c’est ensemble que la nation se construira par le mérite de tous ou alors se détruira par la faute tous. Ma conviction reste que le Burkina Faso se construira car son peuple, grâce à Dieu, est un peuple vaillant qui a toujours su aller au-delà de ses contradictions et payer le sacrifice nécessaire à sa survie et à son progrès ».

Le prochain conseil est prévu le dimanche 06 Octobre 2019 à partir de 16H00 au siège National du MPS. Toutefois, le Conseil a adopté deux (02) résolutions : (1) il a été décidé que les POINTS FOCAUX des différents arrondissements et communes de Ouagadougou participent désormais car, le militant professionnel et efficace que nous voulons être n’est possible sans Formation ni Culture Politique. Egalement, (2) le prochain Conseil se tiendra dans plusieurs autres PROVINCES du Burkina, à la même heure et avec la même thématique ; les provinces concernées seront ultérieurement précisées.

« Jeunesse MPS, Combattants passionnés, Acteurs du Changement !

  Premier Sous-secrétaire

   T. Roger SAWADOGO
COMPTE RENDU DU TROISIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

COMPTE RENDU DU TROISIEME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

Le troisième conseil des ministres (sous-secrétariat à la formation politique) des jeunes Leaders du MPS s’est tenu à Ouagadougou, au siège du Parti, aujourd’hui, dimanche 25 août 2019, de 16H10 à 19H10, avec la participation de seize (16) jeunes, hommes et femmes, convaincus et engagés.

Pour des raisons plus particulières sur lesquelles nous allons revenir, le conseil a porté sur une (01) seule problématique de la nation et a concerné un (01) ministère : le sous-Secrétariat à la santé et à la solidarité humaine avec Mme Zoenabo DAO autour de la thématique : Politique d’insertion des enfants de la rue : enjeux et Etats des lieux.

Pour la sous-secrétaire DAO, notre Parti, le MPS réaffirme qu’un Burkina Meilleur est possible mais avec tous les Burkinabé sans exclusion. Etant militante consciente de cela, nous ne pouvons que saluer cette initiative du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, débutée le vendredi 10 août 2018, dont le but est de retirer des enfants et des femmes en situation de rue.

Et comme le consacre le manifeste du parti aux pages 42-43, « Les Burkinabè sont liés entre eux par un contrat social qu’ils doivent incessamment renouveler, et qu’ils peuvent soumettre à une renégociation permanente. En vertu de ce lien naturel de solidarité, chaque Burkinabè devrait avoir un sentiment d’obligation, un sentiment de dette vis-à-vis de ses frères et sœurs burkinabè et leur porter assistance en cas de besoin.».

C’est dans cette même logique que le Président du Parti, le Pr. Augustin LOADA affirmait dans son discours de lancement du Parti le 27 juillet 2019, à la page 9, que : « La solidarité étant l’une de ses valeurs cardinales, le MPS encourage ses dirigeants, militants et sympathisants à manifester de manière concrète cette solidarité en portant assistance ou secours aux plus faibles, aux plus vulnérables, sans toutefois sonner la trompette devant eux en mobilisant les médias et caméras, comme le font certains. » Fort de ces enseignements la sous-secrétaire, Mme DAO, réaffirme la nécessité d’une telle solidarité d’autant plus que la sonnette d’alarme avait été tirée en 1990 par le plan mondial UNESCO.

Toutefois, Mme DAO estime que cette opération du Ministère n’a pas attaqué les problèmes de ce fléau à sa source afin de pouvoir situer les responsabilités qui sont d’ordre parentales et Etatiques et sanctionné les irresponsables. Et c’est pourquoi elle s’inquiète que si, à terme, cette opération du ministère permette de résoudre le problème des enfants déjà dans la rue, elle demeure inefficace pour éviter que dans l’avenir d’autres ne s’y retrouvent, dans la rue.

Egalement, elle estime qu’une telle opération devrait non seulement être traduit en Programme, pour, non seulement, avoir l’accompagnement de la représentation nationale, l’Assemblée Nationale mais aussi et surtout impliquer tous les acteurs politiques et de la société comme le Ministère de l’éducation nationale, le Ministère des droits humains, le Ministère de la justice, du Ministère de l’emploi, le Ministère de l’économie et des finances, le Ministère de la culture, les ONG et les institutions œuvrant dans le domaine. Lancé sous forme d’opération, ce « Plan Marshall » dont-on parle, du nom de la ministre, ne peut que monter voire fabriquer des solutions conjoncturelles à des problèmes structurelles quant on sait que cette affaire des enfants dans la rue a non seulement une dimension religieuse, culturelle, économique, politique…

En 2016, un recensement a permis de dénombrer 9 313 enfants et jeunes en situation de rue et à la date d’août 2019, ce n’est que 214 femmes et 333 enfants qui ont été retiré de la rue par l’opération et sur les 214 femmes, seulement 67 ont bénéficié d’un accompagnement à ce jour.

C’est pourquoi elle estime que tous les acteurs de la société devraient s’asseoir autour d’une même table et formuler le programme qui sied. Toutefois, elle estime que le ministère devrait travailler à opérationnaliser les bureaux de l’action sociale sur le territoire national car ce fléau n’est pas seulement un fait dans les grandes villes. Suivant les différentes appellations dans la littérature : enfants dans la rue, enfants de la rue, et enfants à la rue sans oublier que nos sociétés connaissent de plus en plus des « adultes dans la rue », les contours de cette opération restent flous et ressemble simplement à une opération à des visées électoralistes.

Le prochain conseil est prévu le dimanche 08 septembre 2019 à partir de 16H00 au siège du MPS avec un nouveau gouvernement qui vous sera bientôt présenté. En définitif, le Conseil a décidé de tenir les conseils désormais chaque deux (02) semaines pour permettre aux militants de suivre le Programme de Formation étalé par la DIRECTION du Parti, le MPS.

Bâtir ensemble un Burkina Meilleur !

Premier Sous-secrétaire

 T. Roger SAWADOGO
COMPTE RENDU DU DEUXIÈME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

COMPTE RENDU DU DEUXIÈME CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

Le deuxième conseil des ministres (sous-secrétariat à la formation politique) des jeunes Leaders du MPS s’est tenu à Ouagadougou, au siège du Parti, aujourd’hui, dimanche 18 août 2019, de 16H30 à 19H00, avec la participation de vingt-six (26) jeunes, hommes et femmes, résolument engagés.

Pour des raisons beaucoup plus indépendantes et contrairement aux thématiques annoncées, le conseil a porté sur une (01) autre problématique de la nation et a concerné un (01) ministère : le Sous-Secrétariat au secteur primaire national  avec M. Hubert OUEDRAOGO, le Sous-Secrétaire et sous la thématique : Agriculture et autosuffisance alimentaire : comment consolider mauvaise pluviométrie et nouvelles techniques agricoles ?

Pour M. OUEDRAOGO, dans un contexte où 85% des populations sont agricoles (MHRH, 2011) et où plus de 939 000 personnes souffrent d’insécurité alimentaire, il n’y a rien de plus normal que d’interroger cette équivoque. Au nombre des problèmes, M. OUEDRAOGO évoque d’une part la mauvaise pluviométrie et d’autre part, surtout, l’absence de choix (volonté) politique et donc l’absence presque totale d’une véritable politique agricole visant l’autosuffisance alimentaire.

Il insiste toutefois que le véritable problème n’est pas l’insuffisance des pluies car les pays comme l’Israël et le Japon ne bénéficient pas des conditions pluviométriques favorables par rapport au Burkina Faso mais sont auto-suffisants sur le plan alimentaire. C’est pourquoi, avec une ferme volonté politique comme ce fut le cas de la révolution, rien ne devrait empêcher les Burkinabé d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Pour lui, si les dirigeants à travers des bonnes politiques agricoles renouent avec :

-des semences améliorées (tout en maitrisant l’itinéraire technique de la production de ces variétés de semences améliorées) ;

-un réaménagement des bas-fonds et d’un développement de la production de contre-saison ;

-des techniques agricoles de lutte contre la dégradation des terres cultivables et la récupération des terres dégradées (par des procédés biologiques, mécaniques…) ;

-des négociations internationales sur les normes qui sous-tendant la construction des barrages structurants (pouvant faire face aux risques d’évaporations…) avec notamment le Ghana comme l’a fait SANKARA ;

-des champs d’intérêt publics (par ministère, par corps social…) et pourquoi pas au lieu d’entasser les prisonnier dans les maisons d’arrêt et de correction sans places et sans conditions minimales de détention, ne pas les faire travailler dans ces champs d’utilité communautaire ;

-un bon climat des affaires pour accroitre l’attractivité du secteur agricole en luttant contre la corruption et la fraude.

–etc.

Alors, absolument rien ne peut empêcher les burkinabé de manger à leur faim. Il a fort espoir, que le MPS est en bonne voie pour relever ce défi qui est non seulement partie intégrante de notre souveraineté nationale mais aussi et surtout de l’épanouissement des générations présentes et celles avenirs.

Tout en interrogeant la responsabilité individuelle de chaque militant, le conseil estime unanimement que l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et par ricochet notre développement, le Burkina Faso, est possible comme l’a déjà déclaré SEM Yacouba Isaac ZIDA, Président d’Honneur du MPS, aux pages 226-227 de son ‘’livre je sais qui je suis’’ : « (…) Oui, il est bel et bien possible de faire émerger le Burkina Faso du lot des pays pauvres, voire misérables, et d’offrir à chaque citoyen les conditions d’une existence heureuse à laquelle il aspire (…). Oui, il est possible (…) et c’est une réalité qui doit voir le jour avec l’engagement de toutes les filles et tous les fils du Burkina derrière un leadership révolutionnaire, éclairé et participatif».

Le rapport intégral vous sera envoyé très prochainement et le prochain conseil est prévu le dimanche 25 août 2019 à partir de 16H00 au siège du MPS. Cependant, tous les ministres qui seront à leur deuxième absence non justifiés seront immédiatement révoqués et remplacés.

Bâtir ensemble un Burkina Meilleur !

Premier Sous-secrétaire

   T. Roger SAWADOGO
COMPTE RENDU DU PREMIER CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

COMPTE RENDU DU PREMIER CONSEIL DES MINISTRES DES JEUNES LEADERS DU MPS

Le premier conseil des ministres (sous-secrétariat à la formation politique) des jeunes Leaders du MPS s’est tenu à Ouagadougou, au siège du Parti, aujourd’hui, lundi 12 février 2019, de 16H15 à 19H15, avec la participation de quarante-un (41) jeunes, hommes et femmes, convaincus et engagés.

Le conseil a porté sur trois (03) problématiques de la nation et a concernés trois (03) ministères.
……………………………………………………
1#Au titre du Sous-Secrétariat aux changements technologiques et environnementaux.

Le Sous-Secrétaire, M. Marc BAZIE est revenu sur la question du ” Projet de construction d’un hôpital dans la forêt de KUA en s’interrogeant sur la place qu’occupe l’environnement dans les débats politiques au Burkina Faso?”

En remontant depuis la conférence de Stockholm sur l’environnement en 1972, passant par la création pour la première fois d’un ministère dédié à l’environnement au Burkina Faso en 1976, le sous-secrétaire BAZIE a estimé que la construction d’un hôpital dans une forêt classée était en porte-à-faux avec non seulement, le contexte national (marqué par la distinction de Yacouba SAWADOGO, Prix Nobel Alternatif et aussi au moment même où la question du Charbon fin battait son plein dont le montant estimé pouvait construire plus de 3 fois l’hôpital annoncé) mais aussi du contexte international caractérisée par les succès des partis écologistes dans les élections européennes. Selon lui, cette question ressemble à une honte nationale lorsque les même acteurs qui défendaient un déclassement son aujourd’hui distingués (le maire de Bobo).
………………………………………………….
2#Au titre du Sous-Secrétariat à Fonction publique et à l’emploi des jeunes.

Le Sous-Secrétaire, M. Christophe LOMPO a communiqué sur « la montée des grèves et la demande d’une trêve sociale en s’interrogeant sur les solutions et les responsabilité des acteurs ».

Pour le Sous-Secrétaire LOMPO, toute la situation que nous vivions peut se traduire par une absence de vision et d’irresponsabilité de la part des gouvernants MPP. Pour lui tout était prévisible, car, pour ne citer que cela, la conférence organisée par l’actuel ministre du commerce le 26 novembre 2015, à la fin de la transition qui a vu la participation de plusieurs acteurs politiques indiquait déjà que les besoins exprimés par le peuple au lendemain de l’insurrection et qui avaient été posés sur la table du gouvernement qui allait venir, étaient importants et invitaient à plus de responsabilité de la part des futurs dirigeants. Dans un tel contexte non seulement mais aussi avec la multiplication du train de vie de l’Etat et la corruption des plus hautes autorités, les syndicats sont dans leurs droits de revendiquer, bien qu’ils ne soient pas les seuls Burkinabé (environ 200 000 sur les 20 000 000 que nous sommes).
………………………………………………..
3#Au titre du Sous-Secrétariat aux ressources naturelles et énergétiques.
 
Le Sous-Secrétaire, M. Sosthène TAPSOBA s’est attardé sur les « les soupçons de fraudes d’exportations de Charbon fin tout en faisant une lecture critique avant d’esquisser des solutions à la façon dont nos ressources doivent être gérer si le MPS vient au Pouvoir ».

Pour le Sous-Secrétaire TAPSOBA, cette affaire de Charbon fin a débuté depuis août 2018 quand la mine a obtenu l’autorisation lui permettant d’exporter désormais vers le Canada ces déchets qualifiés de charbon fin. Mais, il a fallu attendre précisément en décembre 2018 avec la saisie d’une trentaine de conteneur transportant du charbon fin, avec les dénonciations du Journaliste Ladji et d’activistes. Pour lui, si aujourd’hui l’opinion accuse le Ministre des mines, d’être complice de la situation, c’est parce que dans un communiqué datant du 2 janvier 2019, déjà, le ministre des mines s’était mis à défendre la mine comme quoi cette dernière a eu une autorisation lui permettant d’exporter le Charbon fin et pire, il va jusqu’à dire que le Président du Faso est même courant. Et c’est pourquoi l’opinion estime que le Président, lui aussi, serait associé dans cette affaire.

Le rapport intégral vous sera envoyé très prochainement le prochain conseil est prévu dimanche 18 août 2019 à partir de 16H00 au siège du MPS.

 Premier Sous-secrétaire

    T. Roger SAWADOGO
Conseil de ministres des Jeunes Leaders du MPS : un rendez-vous à ne pas manquer !

Conseil de ministres des Jeunes Leaders du MPS : un rendez-vous à ne pas manquer !

Un conseil se tient chaque dimanche, de 16H00 à 19H00, au siège du Parti et est ouvert à tous les militants. Il sera remanié chaque fin du mois et tout militant est éligible. Des thématiques et des problématiques ayant fait l’objet, non seulement, de débat en conseils de Ministre du Gouvernement actuel seront abordés.

Le MPS ambitionne de devenir la Formation Politique la plus professionnelle et la plus efficace du Burkina Faso (p.19, manifeste du MPS). Et comme le Président du Parti, le Pr. Augustin LOADA la rappeler aux pages 8-9 de son Discours de lancement du Parti, le 27 Juillet 2019, « Le MPS propose de contribuer à l’animation de la vie politique en faisant autrement.

De la bouche d’un militant ou dirigeant du MPS ne doit sortir aucun mauvais propos, mais plutôt une bonne parole capable d’édifier quand il le faut ! Contre les discours stériles, le MPS entend apporter sa contribution à l’animation de la vie politique par une communication non-violente et constructive, basée sur l’éthique de la discussion (vérité des faits, justesse des actions, sincérité du jugement). Le MPS éduquera ses militants dans ce sens et encouragera les formes de communication constructive pour le parti. »

Et c’est ainsi qu’un conseil composé de douze (12) membres est mise en place pour la culture et la formation politique des militants. Ce conseil, logé dans les activités du Secrétariat à la Formation politique, a pour charge de débattre et de restituer en chaque fin de semaine (au siège du MPS).

Des rapports de chaque conseil sont ensuite produits et mis à la disposition des militants.

Outre cela, le MPS organise des sessions de formation à l’intention de tous ses militants et met à leur disposition une bibliothèque physique et numérique.

Pour plus d’information : 62 03 05 03/69 67 67 67

Visite de la délégation du MPS à Ouahigouya

Visite de la délégation du MPS à Ouahigouya

Ce dimanche 18 août 2019, une délégation du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) conduite par son président, le Pr. Augustin LOADA, a rendu visite aux autorités coutumières à Ouahigouya, capitale du Yatenga.

Après avoir échangé la veille avec les militants et sympathisants du MPS de Ouahigouya, la délégation du MPS a été reçue en audience dans la matinée du dimanche par Sa Majesté Naaba Kiiba, Roi du Yatenga.

Cette audience a été précédée de visites de courtoisie à deux ministres du Roi, le Wedrang Naaba et le Rassam Naaba. Ce dernier après avoir écouté les leaders du parti a accompagné la délégation du MPS chez Sa Majesté.

Après les salutations d’usage conformément au protocole traditionnel, la délégation a exposé l’objet de sa visite, à savoir la présentation du MPS et son Manifeste, incluant l’analyse de la situation préoccupante de notre pays, la vision du MPS, ses principes et valeurs ainsi que ses priorités pour apporter au peuple burkinabè la cohésion, la paix, la réconciliation nationale et la prospérité partagée.

En retour, Sa Majesté après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, lui a prodigué ses bénédictions et ses conseils pour la bonne marche entreprise par le MPS. Tout ce qui concourt à la consolidation de la paix et à la prospérité du Burkina mérite d’être encouragé a-t-il souligné.

Après la traditionnelle photo de famille, la délégation du MPS a pris congé de Sa Majesté, plus que jamais renforcée dans ses convictions et dans sa détermination.

Identification des points focaux du MPS dans la province du Kadiogo

Identification des points focaux du MPS dans la province du Kadiogo

Le Mouvement Patriotique pour le Salut à travers sa jeunesse a procédé ce samedi 17 août à la désignation des points focaux dans les différents arrondissements de la ville de Ouagadougou et de ses communes rurales. La liste des points focaux est déjà disponible au siège dudit parti.

Toute la matinée du 19 août 2019, le siège du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) grouillait de monde. En effet la jeunesse de la ville de Ouagadougou est massivement sortie pour la désignation des points focaux du parti dans la capitale.

Les leaders du MPS ont salué la jeunesse fortement engagée. Le Président, Professeur Augustin LOADA a tenu féliciter les militants du parti. Après l’allocution du Président, le Secrétaire Général, Docteur Julien Natielsé a procédé à la présentation de l’idéologie du parti qui est la social-démocratie.

Après cela, le SG à la mobilisation des jeunes Hervé Ouattara a présidé la séance de désignation des points focaux de la section jeune du parti à Ouagadougou. A cet effet, par voie de démocratie, 12 groupes ont été constitués selon les douze arrondissements. Chaque arrondissement a procédé donc à la désignation des points focaux avec un consensus de deux représentants par arrondissement.

Ces derniers seront chargés à leur tour de désigner deux représentants dans les différents secteurs de la ville de Ouagadougou, pour l’implantation effective du parti

Désormais, toute personne désirant travailler de concert avec le MPS pour la construction d’un Burkina meilleur, peut entrer en contact avec les points focaux de l’arrondissement dont elle relève afin de se faire identifier et intégrer.

C’est ensemble que nous bâtirons un Burkina meilleur.  

Les Leaders du MPS reçus par Sa Majesté le Moogho Naaba

Les Leaders du MPS reçus par Sa Majesté le Moogho Naaba

Sa Majesté le Moogho Naba a accordé une audience dans la matinée du 9 août 2019 une délégation des leaders du Mouvement Patriotique pour le Salut. Une occasion pour le Président du MPS, Professeur Augustin LOADA et ses camarades, de présenter le nouveau parti et de recevoir les bénédictions et conseils de Sa Majesté.

C’est dans la matinée du vendredi 09 août 2019 que Sa Majesté le Moogho Naaba a reçu dans son palais une petite délégation du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS). Le Professeur Augustin LOADA, président du Parti, à la tête de la délégation a présenté les objectifs, valeurs, principes fondamentaux et missions du MPS à Sa Majesté.

Après avoir écouté ses hôtes, le Moogho Naaba, a tenu a d’abord à leur souhaiter la bienvenue avant de leur donner quelques préceptes qui sont entre autres, la promotion de la paix, la solidarité et la cohésion sociale au Burkina Faso,

De ce fait, son vœu le plus cher pour le MPS est que ses leaders travaillent toujours à cultiver la paix. De son avis, la paix devrait être le maitre mot du combat que le parti entend mener.

Sa Majesté dit se souvenir de la contribution des efforts du Professeur pour le pays, particulièrement lors des événements difficiles que le pays a traversés ces dernières années.  

Pour terminer, Sa Majesté a souhaité que le MPS qui a à sa tête un universitaire en la personne du Président LOADA puisse former ses militants à devenir des hommes bâtisseurs.

Lancement officiel du MPS à Tenkodogo: ensemble pour bâtir un Burkina meilleur

Lancement officiel du MPS à Tenkodogo: ensemble pour bâtir un Burkina meilleur

Le 27 juillet 2019, s’est tenue dans la ville de Tenkodogo, dans la région du centre est, la cérémonie officielle de lancement des activités du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS).

C’est dans la salle de conférence de l’hôtel Tiéba que s’est tenue la cérémonie officielle de lancement du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS). Ont répondu présents à cette cérémonie, les autorités coutumières, religieuses, communales et la population. En effet, vieux, jeunes, femmes sont sortis massivement soutenir le Mouvement Patriotique pour le Salut.

Professeur Augustin LOADA, Président du MPS

C’est sous des ovations bien nourries que le président du MPS, le Professeur Augustin Loada a été accueilli par la foule qui scandait déjà le slogan du MPS, bâtir ensemble un Burkina meilleur.

Après une allocution des plus chaleureuses des autorités communales, le Président du MPS a procédé à la présentation de la vision de son parti ainsi que les statuts et règlements qui régissent le MPS.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

L’ambition du MPS selon son président est de devenir la formation politique burkinabè la plus distinguée par son professionnalisme et son efficacité avec une mission politique de redonner espoir au peuple burkinabè.

Le président du MPS a justifié la création de son parti par la trajectoire inquiétante prise par le Burkina ces dernières années.

Ainsi, le MPS demande à tous ceux qui, persuadés que le Burkina Faso « se porte mal et même très mal » d’adhérer au parti afin de bâtir ensemble un Burkina meilleur.

Le séjour a Tenkodogo s’est achevé le dimanche 28 juillet avec un dotation de l’hôpital en vivres et une visite chez le Dima.